Dans le ciel, irrésistible et magnifique planeur
Au sol comme, l'albatros de Beaudelaire,
Pataud, laid, charognard, primaire
Seuls les enfants voient ta splendeur
Les bretelles de papa qui ornent son pantalon Sont des tue-l'amour bon enfant Elles, et le ventre rond, désespèrent maman Qui avait été séduite par un jeune homme à ceinturon
Comme les troncs des bouleaux Comme la robe du zèbre Minéral ou numérique tableaux Vous me donnez la fièvre Vos verticales sont des barreaux Vite un horizon ou une paire de lèvres
La senteur du cartable neuf et la poussière de la craie Les dimanches frais et les dernières mûres La lampe qu'on allume dès potron-minet Les femmes honnêtes qui entament leurs confitures C'est septembre, l'ambassadeur gai Des mois froids et obscurs
Un homme sur une plage vide Rêve t-il d'une autre campagne Plus verte, plus chaude, plus avenante Ou d'une femme plus avide Qui serait sa compagne Quitte à supporter l'attente
Des pierres interposées en murets Contre les vagues à lames Et d'imaginaires mascarets Digues pour exorciser les drames Quand le vent est discret Sur votre crête s'aventurent des dames